Après les JO, la fin des cadeaux?
Une solution facile aurait été de consacrer l’édito de Républick à la méforme de la gauche française. Cette «gauche du possible», pour reprendre le titre de notre dernière édition, s’avère en effet la «gauche de l’impossible», ou presque. Difficile, après une semaine de tergiversations et de désaccords entre insoumis, socialistes, écologistes et communistes, de croire que le Nouveau Front Populaire est prêt à gouverner, uni derrière un(e) Premier(e) ministre capable de reconstituer la gauche plurielle, version fin des années 90. Mais attendons de voir…
Pas étonnant cela dit que cette gauche semble dans l’impasse avec sa liste de promesses. Car devant elle, un mur se dresse: celui de l’argent. Avant même qu’un nouveau chef du gouvernement ne soit nommé, le président de la Cour des comptes l’a rappelé dans Les Échos, pour accompagner le dernier rapport de son institution. Les prévisions de l’exécutif sont selon lui «peu réalistes». Lisez cela et vous aurez compris l’avertissement de Pierre Moscovici. «La dette publique, emportée par la réitération des déficits et par son poids, affiche un coût de plus en plus élevé qui contraint toutes les autres dépenses, obère la capacité d’investissement du pays et l’expose dangereusement en cas de nouveau choc macroéconomique. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la trajectoire de réduction du déficit public n’inclut pas les investissements indispensables […] La France doit maintenant consentir des efforts difficiles pour retrouver le contrôle de ses finances publiques et honorer ses engagements.»
La flamme Olympique peut éclairer Paris. La Seine peut être dépolluée et la ministre des Sports peut nager dans le fleuve. Les JO auront de toute façon le droit de dépenser plus, pour calmer le jeu social. Mais après les médailles, 25 milliards d’euros d’économie seront nécessaires en 2025.
Sur le podium, la fin des cadeaux?
Bonne lecture, même si l’argent est trop cher
(Pour débattre: richard.werly@ringier.ch) |
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VA-T-ON TRÈS VITE REGRETTER EMMANUEL MACRON?
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Le macronisme sent le roussi. Encore trois ans à présider la France, c’est possible pour Emmanuel Macron après la dissolution de l’Assemblée et l’absence de majorité claire issue des élections? Et si ce président disrupteur avait un bien meilleur bilan qu’on ne le dit à Paris? Et s’il n’était pas le seul responsable de cette crise, dans un pays fracturé et polarisé, où l’extrême droite est de plus en plus forte?
Sa décision de dissoudre l’assemblée, après tout, était démocratique. C’est le peuple souverain qui a décidé. Alors, avec qui faut-il être sévère? On en parle au comptoir de notre Helvétix Café, le podcast de Blick qui décrypte le pays d’Astérix en version helvétique.
À écouter sur Blick: Va-t-on très vite regretter Emmanuel Macron? |
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| PREMIER MINISTRE, PREMIÈRE LISTE |
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| «HOUSE OF CARDS» VERSION NFP |
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| «FRONT RÉPUBLICAIN», LE MALAISE |
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| MACRON N'A PAS PERDU, VRAIMENT? |
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Macron dans le viseur (comme Trump) |
Hubert Coudurier est le directeur de l’information du respecté quotidien régional Breton «Le Télégramme». Sa connaissance des arcanes politiques françaises est mille fois supérieure à la mienne. L’ancien ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, auquel il a consacré un livre, est son confident. Pourquoi parler de ce confrère? Parce qu’il m’a vertement reproché, sur le réseau social X, de mettre en cause Emmanuel Macron et le bilan que le président tire de sa dissolution ratée. Trop sévère. Trop risqué. Pourquoi? Parce que Macron, aussi responsable soit-il du bazar politique ambiant, demeure le gardien des institutions et de l’unité de la nation...
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L’argument me paraît toujours difficile à accepter. Un président peut se tromper. Un président a tort, en démocratie, lorsqu’il refuse de reconnaître ses défaites. Mais il est vrai que les passions politiques, à l’heure des fièvres numériques, n’ont plus rien à voir avec les engueulades d’antan. Le débat disparaît. Les monologues l’emportent. La «bordellisation» devient la règle. Et lorsqu’un fou dangereux finit par prendre les armes, l’histoire peut dégénérer, comme cela vient d’avoir lieu à Butler Park, en Pennsylvanie, où Donald Trump aurait pu être assassiné.
Comment contester sans hystériser? Comment récuser sans accuser et clouer au pilori celui ou celle que vous désignez? Le légendaire savoir-faire helvétique pour le compromis est devenu une denrée trop rare. Je suis donc prêt à l’exporter en France. Qui me donne un coup de main? |
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| BIEN AVANT MACRON, IL ÉTAIT L'HOMME LE PLUS HAÏ DE FRANCE |
Les hommes et les femmes dont l’histoire a tissé la légende ne sont pas toujours ceux qui ont dominé leur époque. Qui connaît aujourd’hui, hors d’un petit cercle d’historiens français, l’homme politique Joseph Caillaux (1863-1944), mort il y a tout juste 80 ans, au lendemain de la libération de Paris après l’occupation nazie? |
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Beaucoup d’entre vous connaissent en revanche sûrement Georges Clemenceau, alias «Le tigre», qui conduisit la France à la victoire en 1918. Il va aussi de soi que le nom du Général de Gaulle vous est familier, tant il symbolise la France de l’après 1940. Alors, pourquoi consacrer cette chronique à un inconnu? Ou plutôt à un grand homme devenu inconnu, presque tombé dans les oubliettes de l’histoire?
La France sans Bonaparte
Joseph Caillaux était l’archétype du parlementaire professionnel et passionné que la France de 2024 commence à réhabiliter. En 2017, une majorité d’électeurs français ont porté au palais présidentiel de l’Élysée un haut fonctionnaire de 39 ans, l’inspecteur des finances Emmanuel Macron, qui n’avait jamais été élu auparavant. Macron promettait d’en finir avec les partis. Il se voyait, sans doute, en nouveau Bonaparte et beaucoup de commentateurs, dont l’auteur de ces lignes, furent séduits par sa cavalcade.
Mais la France, ce n’est pas que Bonaparte! C’est la République. C’est l’Assemblée nationale. C’est aussi le parlementarisme. Ce fut beaucoup, autrefois, sous la IIIe République (celle de Caillaux) puis sous la IVe (avant De Gaulle) un pays de coalitions et de compromis. Ce fut le pays d’un républicain modéré nommé Joseph Caillaux.
La suite sur Blick: Il était l'homme le plus haï de France, bien avant Macron A lire: «Mémoires» par Joseph Caillaux. Édition présentée et annotée par Henri Paul. (Ed. Perrin) |
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