La newsletter qui bouscule la France par Richard Werly |
|
|
Le monde au fond des urnes
Si Jean-Luc Mélenchon voit juste, les dés sont jetés: la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 se jouera… sur l’international. Vous m’avez bien lu. Le leader de La France insoumise (LFI, gauche radicale) en est convaincu. Cette fois, et contrairement à ce que prédisent les sondages, ce ne sont pas les questions du pouvoir d’achat, de la sécurité, de l’immigration ou du logement qui feront la différence. Les électeurs porteront leur choix sur le candidat le plus apte à représenter la France face aux dangers du nouveau monde façonné par Trump, Poutine et Xi Jinping. Mélenchon l’a affirmé avec conviction lors d’un échange avec la presse, avant de dérouler, lui le vétéran des luttes politiques latino-américaines, sa connaissance des enjeux internationaux afin de mieux démontrer sa crédibilité en la matière.
Le monde au fond des urnes en 2027? Et si cette prévision s’avérait juste dans un pays taraudé par deux aspirations jamais totalement assouvies: sa volonté d’indépendance et son obsession de l’égalité? J’ai appris, lors du festival Etonnants Voyageurs qui s’est tenu ce week-end à Saint-Malo, que le podcasteur du service public Philippe Collin prépare douze épisodes consacrés au général de Gaulle, dont un seul sur la Seconde Guerre mondiale. Tiens, tiens… De Gaulle, l'homme qui dit «Non» à l'OTAN et pratiquait la politique de la chaise vide à Bruxelles. Et si la prédiction de Mélenchon se confirmait?
Avouez que, dans ce cas de figure, la donne électorale serait profondément rebattue. Confier les rênes du pays, en pleine turbulence mondiale, à Jordan Bardella? Risquer le divorce avec l’Union européenne sous l’égide de Marine Le Pen? Parier sur la continuité européenne macroniste du très franco-français Gabriel Attal? Ou se brouiller avec les Allemands derrière un Jean-Luc Mélenchon très fier d’avoir autrefois écrit un pamphlet antigermanique intitulé Le Hareng de Bismarck?
Dans cette équation politique hors norme, Dominique de Villepin pourrait-il tirer son épingle du jeu? Je vous signale en tout cas que Raphaël Glucksmann, que beaucoup attendent, vient de publier une sorte de livre-programme intitulé Nous avons encore envie (Allary Editions). Envie de quoi, au fait?
Bonne lecture, avec l'envie d'avoir envie!
(Pour débattre: richard.werly@ringier.ch) |
|
|
|
| Une sportive de 28 ans est décédée dimanche à Chassieu (Rhône) lors d'une compétition d'hyrox. Victime d'une hyperthermie corporelle due à l'effort, elle a été hospitalisée en urgence mais n'a pas survécu. |
|
|
|
| Dans moins d'un mois, les dirigeants des sept pays les plus riches du monde se retrouveront à Evian, à la frontière de la Suisse. Donald Trump sera présent. Et pour la Confédération, les maux de tête sont garantis. La preuve.. |
|
|
|
| Donald Trump sera bien présent au sommet du G7 d'Evian. Mais pourquoi Evian, comme en 2003, alors que les autres destinations possibles ne manquaient pas? La proximité de la Suisse n'y est pas pour rien. |
|
|
|
| Donald Trump stratège? Vous rigolez... |
La stratégie n'est pas l'art de la surenchère. Le Général français Vincent Desportes est un expert reconnu en la matière. Entretien de haute intensité pour Helvétix Café. |
|
|
|
Dix ans après, la mort du «Frexit» |
Je me souviens des affiches. Elles recouvraient les murs de Paris au lendemain du référendum britannique sur le Brexit, le 23 juin 2016. Deux syllabes: «Frexit»! La France aussi, selon les partisans de cette campagne, devait annoncer son intention de divorcer de l’Union européenne.
Je pense aux deux ténors «frexiteurs», Florian Philippot et François Asselineau. Je les ai rencontrés tous les deux. J’ai même longuement interrogé le second dans son bureau parisien, sous le portrait du général de Gaulle, du côté du boulevard Voltaire. Le «Frexit» était alors le mot magique. Marine Le Pen commençait elle aussi à le prononcer, persuadée que les premiers faux pas douloureux du Royaume-Uni redevenu célibataire étaient entièrement dus aux maladresses de Theresa May, la Première ministre conservatrice qui avait hérité du fardeau.
Las. Dix ans après, le «Frexit» est mort et enterré. Plus personne, au Rassemblement national, ne s’aventure sur ce terrain devenu bien trop périlleux. L’idée que la France, criblée de dettes et enlisée dans ses déficits, s’en sortirait mieux seule a disparu du débat public. Philippot et Asselineau, les deux chantres de la rupture, en sont réduits à leurs numéros de claquettes politiques confidentiels.
Jordan Bardella copréside désormais le groupe des « Patriotes » au Parlement européen. Le RN, qui connaîtra le 7 juillet le jugement dans l’affaire des détournements de fonds publics liés à ce même Parlement, a rangé ses armes anticommunautaires au placard, préférant affirmer qu’il détricotera l’Union de l’intérieur s’il parvient au pouvoir. Seul Nicolas Dupont-Aignan tente de reprendre ce flambeau sans torche ni flamme.
2016-2026. Le Royaume-Uni n’est toujours pas tiré d’affaire et je vous dois, à tous, un mea-culpa. Exemple suisse en tête, j’ai longtemps cru que Londres s’en sortirait mieux que cela. Le poids des mensonges de Boris Johnson et de Nigel Farage – aujourd’hui de retour au premier plan de la scène politique britannique – ne me paraissait pas insurmontable.
Naïveté helvétique. Erreur d’analyse. Le Brexit a, dix ans plus tard, dispersé le Frexit façon puzzle. |
|
|
|
Voici un livre que tous les observateurs de nos sociétés occidentales devraient garder à portée de main, prêt à être feuilleté, annoté et relu. La génération Z est celle qui dessinera notre avenir. Ceux qui l’incarnent ont moins de trente ans, et souvent à peine vingt. Ils ont déjà bousculé les gouvernements de leurs pays, du Maroc à Madagascar en passant par l’Indonésie.
Mais que veulent-ils vraiment? L’enquête de Pierre Valentin sur le malaise de cette Génération X répond de façon très simple: «qu’on s’occupe d’eux» et que la société réponde enfin à leurs aspirations. Ils sont individualistes, fragiles, exigeants, parfois radicalisés. Je vous résume à grands traits, mais le problème est là: satisfaire cette génération constitue un défi considérable. La génération Z est, en réalité, hors de portée de la plupart des gouvernements actuels, lestés par le poids démographique – et politique – des retraités.
Il faut prendre le temps de parcourir cet essai, sans céder aux accès de colère à la fin de chaque chapitre. Les «boomers» ne sont de toute façon pas équipés pour comprendre ceux qui leur succèdent et les bousculent. La raison? Cette génération Z, que l’on croit matériellement comblée, hyperconnectée, informée et rassasiée, se trouve en réalité dans une grande précarité existentielle.
Le monde qui les entoure les fragilise. Leur mal-être est nourri par leurs propres exigences. Hier, Z rimait avec Zorro, donc avec l’espoir d’un sauvetage spectaculaire. En 2026, Z rime davantage avec zéro: la somme de l'ambition de leurs espérances et du salaire de leurs peurs. |
|
|
|
| «Malaise dans la génération Z» Pierre Valentin (Ed. Gallimard) |
|
|
|
Et notre série «Ormuz confidentiel» |
|
|
|
| L'Emirat le plus célèbre de la planète refuse de croire que son miracle est touché au coeur par la guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz. Non, le naufrage de Dubaï n'aura pas lieu. |
|
|
|
| Ils sont au fond du détroit d'Ormuz. Ils relient les pays du Golfe persique au reste du monde. Ils sont les artères indispensables de leurs économies. Les câbles sous-marins sont l'obsession des dirigeants des Emirats arabes unis. Et s'ils étaient coupés? |
|
|
|
| C'est le rêve secret le plus fou des dirigeants des Emirats arabes unis. Un pays entièrement géré par l'intelligence artificielle. Une efficacité optimale. Une surveillance totale. Or la guerre en Iran pourrait bien accélérer ce processus. |
|
|
|
PARTAGEZ CETTE NEWSLETTER! |
Merci de nous lire! Vous aimez cette newsletter? N'hésitez pas à la recommandez à vos contacts. |
|
|
|
|
Copyright © 2026 Ringier AG, All rights reserved.
Une newsletter produite par Blick Suisse romande
Ringier AG, Blick
Avenue de Rumine 20, CH-1005 Lausanne, Suisse
Vous souhaitez modifier vos abonnements aux newsletters de Blick?
Mettez à jour vos préférences ou désabonnez-vous en cliquant ici.
Vous pouvez également ouvrir la newsletter dans votre navigateur.
|
|
|
|
|
|