La newsletter qui bouscule la France par Richard Werly |
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Pull-over, sardines, lunettes et CAC 40
Ce pull-over mérite bien l'ordre du mérite! Combien de séances à l'Assemblée nationale ce chandail, revêtu sous sa veste par Sébastien Lecornu, a-t-il dû endurer pour, au final, aboutir à l'adoption du budget 2026? Je suis à peu près sûr que, comme moi, vous avez tiqué sur ce pas de côté vestimentaire. Au pays des chemises blanches, vestes sombres et cravates à l'unisson, le Premier ministre français, pur apparatchik politique, s'est démarqué à coup de tricot. Sa dentelle budgétaire – une maille de dépense publique en plus, une maille d'aide sociale en plus – n'est pas signée par les grands couturiers. Le «surmesure» de Lecornu, surnommé «Le cornichon» par les médias étrangers, s'est joué sous son veston. De quoi damer le pion aux lunettes bleutées de «Top Gun» Macron...
Les naïfs estimeront que le chef du gouvernement est simplement frileux. Soit. Les cyniques y verront un joli coup de communication, pour séduire les classes moyennes et populaires habituées au pull-over sous le costume. Je me demande ce qu'en pense celui qui, partout, proclame qu'il pèsera de tout son poids sur la prochaine présidentielle. Je veux parler de Patrick Sébastien, l'imitateur et animateur TV autopromu en défenseur des gens d'en bas. Vous savez, ceux qui se collent les uns aux autres comme des «sardines», sa chanson de kermesse.
D'autres sont plus réalistes. Ils veulent que l'efficacité débarque à l'Elysée. 58% des Français, selon un sondage publié par «La Tribune», pensent qu'un grand patron, genre star de l'indice boursier CAC 40, ferait un très bon président. Il parait d'ailleurs que Michel-Edouard Leclerc (l'une des marques les plus connues du pays), le banquier Matthieu Pigasse (pour qui la politique est l'héritière du punk) et le géant des télécoms Xavier Niel (il dispose des données) sont dans les starting-blocks.
Qui se dévoue pour leur acheter un pull-over, des lunettes et une boite de sardines?
Bonne lecture, avec un pull marine !
(Pour débattre: richard.werly@ringier.ch) |
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| Antoine Valentin, du parti UDR d'Eric Ciotti, allié au Rassemblement national, a largement battu ce dimanche 1er février son adversaire Les Républicains Christophe Fournier dans la 3e circonscription de Haute-Savoie. |
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| La gestion valaisanne de l’incendie de Crans-Montana suscite de nombreuses critiques à l’étranger. En France, l'heure est à la coopération, mais si le Valais ne collabore pas, d'autres options existent. |
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| Le Premier ministre français recourt ce vendredi 30 janvier une nouvelle fois à la procédure d'urgence du 49.3 pour faire adopter le budget 2026. En réalité, il est en train de sauver Emmanuel Macron jusqu'àla présidentielle de 2027. |
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| Crans Montana, justice et vérité |
Que doit faire la Suisse pour restaurer la confiance après la tragédie? |
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Morandini, le tollé Bolloré |
Sonia Mabrouk finira-t-elle par tomber sous la guillotine de Bolloré? Ceux qui ignorent le petit bal médiatique parisien doivent se demander ce que cette phrase veut dire. J'avoue, moi-même, n'avoir pas décelé immédiatement «l'affaire». Puis les accusations ont pris de l'importance. Même Pascal Praud, l'incontournable pilier d'audience de CNews et Europe 1, a fini par s'en mêler. Comment un groupe de médias autoproclamé défenseur des valeurs familiales, catholiques et conservatrices, peut-il maintenir sa confiance à un animateur condamné définitivement par la justice pour «corruption de mineurs»?
Il me faut, à ce stade, revenir sur les principaux personnages de ce drame qui secoue la famille réactionnaire française. L'accusé? Jean-Marc Morandini, l'un des premiers compagnons de route médiatiques du milliardaire Vincent Bolloré, reconnu coupable de harcèlement sexuel sur de jeunes comédiens. L'empêcheuse de tourner en rond? La journaliste Sonia Mabrouk, figure du combat contre l'islamisme à tous les étages, directrice d'une nouvelle collection chez Fayard, l'éditeur de la droite radicale. L'arbitre? Vincent Bolloré, le magnat français des médias qui prétend pourchasser de toutes ses forces le wokisme et le politiquement correct.
Au final: le départ possible de la journaliste courroucée, et le maintien controversé sur les ondes et sur les plateaux TV de l'animateur harceleur. Lequel il est vrai, a sollicité une «seconde chance» après avoir rapporté beaucoup d'audience et de visibilité au propriétaire de CNews. Qu'importe le malaise de présentatrices-mères de famille: Jean-Marc Morandini alimente un tollé dont Bolloré sait mieux que tous se servir. Il fait le buzz. La fidélité à toute épreuve, en ces temps de tempête politique annoncée, n'est pas qu'une valeur cardinale. Elle rapporte bien plus que la moralité.
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La République est un précipice. Et les années Mitterrand sont loin d'avoir livré tous leurs secrets les plus obscurs. Impossible, dans ce nouveau polar très politique de Benjamin Dierstein, de ne pas se dire que nous avons été dupés. Car tout ici est mensonges, règlements de comptes entre factions policières, fidélités avariées nouées durant l'occupation de la France par les nazis, exécutions vengeresses destinées à clore dans le sang le chapitre de l'Algérie française…
De Paris à Beyrouth en passant par Marseille et la Corse, l'auteur tient ses personnages à bride serrée. Les terroristes d'extrême gauche, pris dans le labyrinthe de leurs compromissions, se retrouvent aspirés par l'engrenage de la raison d'Etat. De l'affaire des «Irlandais de Vincennes» (1982) aux attentats d'Action directe (1982-1987), cette République là est décidément sans foi ni loi.
Il y a des choses que seul un bon polar, nourri par de vrais personnages comme l'avocat Jacques Vergès ou l'ex-patron de la police Jacques Genthial, peut dire et raconter. L'attraction fatale du pouvoir, l'adrénaline suscitée par le fait de côtoyer (ou de donner) la mort, les pulsions sexuelles qui rattrapent les esprits supposés les plus brillants… Le clair-obscur de ces années 80, durant lesquelles les socialistes tentaient de solder le demi-siècle de barbouzeries gaullistes, est restitué avec maestria.
Le Vénézuélien Carlos rode en embuscade. Le Hezbollah fait ses armes contre les soldats français de l'immeuble Drakkar. La seconde vie de François Mitterrand doit être protégée à tout prix. Tandis que, tapie dans l'ombre du ministère de l'Intérieur, la droite extrême survit et élimine en attendant des lendemains meilleurs.
Sous la plume de Benjamin Dierstein, l'Etat, c'est eux. Eux qui gouvernent, eux qui surveillent, eux qui censurent, eux qui punissent, eux qui exécutent. Pas de place, ici, pour les rêveurs de l'alternance. La République n'est que le couvercle du pouvoir. Soulevez-le, et tout – ou presque – vous pètera à la figure. |
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| «14 juillet» Benjamin Dierstein (éd. Flammarion) |
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Et dans le reste du monde |
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| La marine américaine dispose désormais de tous les moyens nécessaires pour attaquer le régime des ayatollahs iraniens et venir en aide à la révolte populaire. Mais Donald Trump a d'autres possibilités. |
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| L’écrivain franco-algérien, gracié en novembre 2025 par l’Algérie après y avoir passé un an en prison, a été élu au siège numéro trois de l'Académie française. Une preuve de liberté selon notre journaliste Richard Werly. |
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| Le réglement européen sur les retours d'immigrés illégaux présents dans l'UE est toujours en négociation entre la Commission européenne, les 27 Etats membres et le parlement de Strasbourg. Mais le modèle controversé de l'agence américaine ICE est regardé de près. |
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