La newsletter qui bouscule la France par Richard Werly |
|
|
Socialistes français, l'heure du rêve
J'ai longtemps refusé d'y croire, faute de disposer d'informations de première main. A chaque fois que mes confrères français évoquaient devant moi l'hypothèse d'une candidature présidentielle d'Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, je haussais les épaules. Vraiment? Possible, pour ce député de Seine et Marne dont le siège serait à coup sûr menacé en cas de législatives anticipées (au point, dit-on, qu'il a sondé d'autres circonscriptions), de croire en ses chances dans la future course à l'Elysée? Anne Hidalgo, pour mémoire, a marqué les espoirs du PS au fer rouge en avril 2022. 1,7% des voix au premier tour! Plus qu'un échec, une gifle magistrale. Ce qui n'a pas empêché cette dernière de retourner ensuite, tranquillo, à la mairie de Paris...
Je dois pourtant reconnaitre que l'hypothèse devient sérieuse, dopée par un débat budgétaire confisqué de facto par le PS. Olivier Faure a obtenu la suspension de la réforme des retraites. Olivier Faure a obtenu de mettre sur la table la taxation des patrimoines les plus élevés, même si la taxe Zucman a été écartée. Olivier Faure parle plusieurs fois par jour avec le Premier ministre Sébastien Lecornu... Je pourrai continuer la liste. L'intéressé, dont le parti ne compte plus qu'environ 40'000 adhérents à jour de cotisations, est sur tous les coups aux avants postes. Une position idéale pour rêver d'une épopée présidentielle.
Alors rêvons, avec lui: D'une France où l'on prend sa retraite à 62 ans et demi. D'une France où l'on taxera les plus riches sans réformer l'Etat. D'une gauche sociale démocrate capable de tenir tête aux thèses radicales de la France Insoumise. D'un PS redevenu parti populaire capable d'incarner l'alternance.
Oui, rêvons. Pendant que Jean-Luc Mélenchon, lui, mise sur un affrontement idéologique sans concessions pour légitimer sa prochaine candidature présidentielle. Et pendant que le Sénat français, dominé par la droite, s'apprête à faire voler en éclats tout ce que le PS pense avoir obtenu dans le projet de budget pour 2026....
Bonne lecture, avec ou sans rose! (Pour débattre: richard.werly@ringier.ch) |
|
|
| Une majorité des députés français ont voté ce 12 novembre la suspension de la réforme du système de retraites adoptée en 2023. L'âge de départ de 64 ans n'entrera pas en vigueur. Une victoire? Pas si sûr. |
|
|
| La libération conditionnelle accordée ce lundi 10 novembre à l'ancien président français est conforme à la loi. Tant mieux. Nicolas Sarkozy a désormais le devoir de le dire pour notre journaliste Richard Werly. |
|
|
| Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 au Stade de France, au Bataclan et sur les terrasses parisiennes, les blessures physiques et morales peinent à cicatriser. Beaucoup s’interrogent encore: pourquoi? Comment un tel carnage a-t-il pu se produire? |
|
|
| Budget ou retour aux urnes: que se passerait-il si les Français votaient maintenant? |
Marine Le Pen et le RN au pouvoir, c'est plié? Chaque semaine, Helvetix Café raconte, et ausculte, notre voisin. Qualité suisse... |
|
|
Kiev dans le ciel, comme Canberra sous la mer? |
Ainsi donc, l'Ukraine entend passer commande de 100 avions Rafale français pour se défendre face à la Russie. J'ai appris cette information lundi, sur le plateau d'Eric Brunet sur LCI. Aussitôt apprise, aussitôt commentée, sous deux angles qui méritent bien sûr d'être éclaircis: qui va payer ces avions? Et peut-on être certains que cette commande (encore embryonnaire) ne sera pas torpillée par Donald Trump comme le fut le contrat Aukus des sous-marins à l'Australie?
|
Aukus, pour mémoire, est est l'acronyme de l'alliance Etats-Unis/Royaume-Uni/Australie. Et le synonyme d'une débâcle française sous l'administration Biden. Septembre 2021: le contrat du siècle explose à quelques milliers de mètres de profondeur. Les douze sous-marins conventionnels français commandés en février 2019 par Canberra pour 31 milliards d'euros s'évaporent sous la pression de Washington. Une vague promesse de doter la marine australienne de sous-marins nucléaires «Made in USA» a emporté la décision. L'autonomie stratégique du pays des Kangourous a fait long feu.
Et si, demain, ce même scénario se répétait à Kiev? Je vous fait déjà le pitch. Une visite surprise de Donald Trump, alors que se rapprochent de possibles négociations avec Poutine. Une pression maximale de Lockheed Martin, le constructeur des F-35 et de leurs prédécesseurs F-16 ou FA-18. Fin de partie: Volodymyr Zelensky rentre dans le rang. Dassault perd, à son tour, son «marché du siècle»... Le ciel ukrainien sera-t-il plus clément que les profondeurs du Pacifique?
|
|
|
Thierry Breton est infatigable. L'ancien Commissaire européen (2019-2024) qui fut ministre des Finances (2005-2007) mais aussi patron du groupe technologique ATOS (connu pour son surendettement et sa déconfiture récente), est devenu l'oracle de l'Europe et de la France. Alors que Mario Draghi, l'ancien patron de la Banque centrale européenne, auteur d'un fameux rapport sur le marché unique pour «sortir l'Europe de l'agonie», distille ses prises de paroles, le Français préfère dégainer à tout va. Incontournable pilier des chaines d'info. Et maintenant auteur d'un livre diagnostic au titre qui interroge: «Ces dix renoncements qui ont fait la France» (Ed. Plon).
Thierry Breton a surtout une vertu: il parle clair. Pour lui, tout est affaire de circonstances et d'occasions historiques manquées. Bien vu. Qui peut nier que le renoncement de 1685, année de la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, a fait basculer le pays dans une spirale étatique dont il n'est toujours pas sorti? Comment ne pas voir l'effet dévastateur de la terreur de 1793 sur les acquis de la Révolution française? Et qui peut contester l'échec, en 1938, des accords de Munich que les Français acclamèrent, alors qu'ils pavaient la voix au coup de force européen d'Hitler et des nazis?
Le problème de ce livre est qu'il en demande un autre sur «les dix victoires françaises». Car s'attarder, ces temps-ci, sur les moments durant lesquels le pays et la République ont trébuché n'apporte finalement que peu d'issues et d'indications pour sortir de la crise. Le chapitre le plus éloquent, de ce point de vue, est celui que l'auteur consacre à «la dette publique depuis plus de 50 ans». Thierry Breton liste les étapes du naufrage de l'endettement. Il décrit avec talent le tournant manqué des années 90, lorsque la France, selon lui a «raté son insertion dans la mondialisation libérale». Soit. Mais il tombe, ce faisant, dans ce culte si Français de l'erreur et du déclin. Je me souviens que dans les années 90, justement, un PDG basé en Asie m'avait lâché cette phrase: «Mes cadres français sont les meilleurs pour déceler les problèmes. Ils sont en revanche incapables de trouver les solutions».
Allo Thierry Breton? Vos solutions... |
|
|
| «Les dix renoncements qui ont fait la France» Thierry Breton (Ed. Plon) |
|
|
Et dans le reste du monde |
|
|
| Cent exemplaires commandés par l'Ukraine! L'annonce, lundi 17 novembre, de cette commande historique démontre que l'avion français peut bel et bien rivaliser avec le F35. L'heure de la revanche a sonné. |
|
|
| Une victoire commerciale et diplomatique arrachée avec l'aide des grands patrons suisses? La baisse des droits de douane concédée par Donald Trump cache d'autres leçons, bien plus problématiques. |
|
|
| Empêtré dans un nouveau scandale de corruption, le président ukrainien est confronté sur le front à une poussée militaire russe sans précédent. Les dirigeants européens qu'il va rencontrer s'interrogent de plus en plus. Mais ils le soutiennent, comme Emmanuel Macron. |
|
|
PARTAGEZ CETTE NEWSLETTER! |
Merci de nous lire! Vous aimez cette newsletter? N'hésitez pas à la recommandez à vos contacts. |
|
|
|
On vous a partagé cette newsletter? Vous pouvez vous y abonner ici!
Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne pas manquer nos meilleurs contenus
Copyright © 2025 Ringier AG, All rights reserved.
Une newsletter produite par Blick Suisse romande
Ringier AG, Blick
Avenue de Rumine 20, CH-1005 Lausanne, Suisse
Vous souhaitez modifier vos abonnements aux newsletters de Blick?
Mettez à jour vos préférences ou désabonnez-vous en cliquant ici.
Vous pouvez également ouvrir la newsletter dans votre navigateur.
|
|
|
|
|
|