Il fut un temps – que les plus jeunes lecteurs de Républick ne connaissent pas – où le Palais du Louvre abritait, à Paris, le ministère français des Finances. Logique: jusqu'au déménagement de ce ministère à Bercy (près de la gare de Lyon) en 1995, le pouvoir royal puis républicain, gardait un œil jaloux sur le Trésor public.

La newsletter qui bouscule la France par Richard Werly

 

Le Louvre, deux fois braqué

Il fut un temps – que les plus jeunes lecteurs de Républick ne connaissent pas – où le Palais du Louvre abritait, à Paris, le ministère français des Finances. Logique: jusqu'au déménagement de ce ministère à Bercy (près de la gare de Lyon) en 1986, le pouvoir royal puis républicain, gardait un œil jaloux sur le Trésor public.

Or voilà que dimanche matin, deux braqueurs munis de disqueuses ont dépossédé le Louvre d'une collection inestimable de bijoux. Difficile, vous l'avouerez, de ne pas faire le parallèle. D'un coté un budget de l'Etat en rade, pris en otage à partir de cette semaine par les «braqueurs» de l'opposition au parlement, puisque le Premier ministre a renoncé au verrou de sécurité qu'est le recours à la procédure d'urgence de l'article 49.3. De l'autre, le musée le plus symbolique de France, dévalisé comme une bijouterie dans une rue commerçante. Un double hold-up, en quelque sorte.

J'écris ces lignes alors que les plus fins limiers tricolores sont sur la trace de ces Arsène Lupin version 2025, repartis en scooters pilotés par deux complices. Seront-ils «logés», incarcérés, jugés? Au vu d'autres affaires et des aléas du grand banditisme à l'heure de la police scientifique et des écoutes tous azimuts, cela parait assez probable. Pas sûr, en revanche, que les bijoux et les pierres précieuses, eux, soient retrouvés.

Ce qui nous ramène au budget de la France, que  l'ancien grand argentier Bruno Le Maire (2017-2022) décrit, en responsable courroucé qui ne s'estime pas coupable, comme un festin permanent pour politiciens irresponsables. Là aussi, les dizaines de milliards d'euros évaporés ne seront sans doute jamais récupérés. Sauf que les braqueurs du budget (de droite comme de gauche), experts en dépenses publiques record depuis un demi-siècle, n'ont, sauf erreur, pas fui en scooter...

Bonne lecture, avec Mona Lisa !

PS: N'oubliez pas de faire connaitre Républick autour de vous et de partager ce lien. Idem pour l'application de Blick, elle vous attend!

(Pour débattre: richard.werly@ringier.ch)

 

Le top 3

 

La France sans budget pour 2026, ce n'est pas une illusion

Le débat budgétaire va maintenant s'engager en France, après l'échec des deux motions de censure déposées contre le gouvernement du Premier ministre Sébastien Lecornu. Un débat? Plutôt une guerre de tranchées.

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Ces 5 chiffres expliquent la survie du gouvernement français

Sébastien Lecornu a réussi son pari. La majorité absolue indispensable de 289 députés n'a pas été obtenue lors du vote des motions de censure contre son gouvernement. Le débat budgétaire peut s'engager. Et il sera rude.

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La France est gouvernée, mais elle est malade

Le nouveau gouvernement français a pour mission quasi unique de faire adopter un budget pour 2026. Pour notre journaliste Richard Werly, c'est la preuve que le pays est politiquement très mal en point, à un an et demi de la fin du mandat d'Emmanuel Macron.

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Podcast

 

Sébastien Lecornu adopte la stratégie française du poireau

Podcast à ne pas rater! Le nouveau Premier ministre français veut prouver qu'il est à l'écoute du Parlement et de ses concitoyens. Sa stratégie d'humilité est à l'opposé de la posture «Jupiter» de son mentor, Emmanuel Macron. On en parle dans «Helvetix Café».

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Top ou flop?

 

TOP

De la Santé à l'Elysée?

Nicolas Sarkozy est formidable. Au sens strict. Rien ne manque, depuis sa condamnation  le 25 septembre à cinq ans de prison ferme en première instance avec exécution immédiate de la peine, à son plan de communication digne du candidat à l'Elysée qu'il ne peut pas s'empêcher d'être. Des paroles distillées par des médias complices sur le mode «comment il se prépare à dormir en prison». Des juges à la retraite appelés à la rescousse pour dire leur stupéfaction devant l'arrivée annoncée de l'ancien président, ce mardi 21 octobre, à la prison parisienne de la Santé. Des messages de collaborateurs et de personnalités politiques à la pelle, en témoignage de leur soutien à celui qui fut, de 2007 à 2012, le dernier chef de l'Etat issu de la droite supposément gaulliste. Le tout, ponctué d'un rassemblement de soutien organisé par le plus médiatique de ses fils, Louis, candidat déclaré à la mairie de Menton (Alpes maritimes) en mars 2026. Et d'une entrevue avec Emmanuel Macron la semaine dernière...

Vous avez dit campagne? Oui, c'en est une. Efficace. Ciselée. Assortie, même, de références littéraires assurées de reconquérir la France, comme celles au «Comte de Monte Cristo» dont l'ancien Chef de l'Etat a promis de relire les aventures au quartier d'isolement de la Santé, où il ne rencontrera aucun autre détenu. Trés peu sur le fait que ce passage par la case prison pourrait être «express» (ce qui serait justifié, vue l'absence de risque de fuite ou de récidive), avant le port d'un bracelet électronique. Oublié le pacte de corruption qui, selon les juges ayant motivé leur décision sur 400 pages, a bel et bien existé entre le colonel Kadhafi et le clan Sarkozy.

Le sous-titre de cette campagne destinée à préparer le procès en appel?  Nicolas Sarkozy est un résistant. Un combattant. Un survivant. Bref: il a toujours l'étoffe d'un président.

 

Ça tourne

 

SUR FRANCEINFO

Des Informés inquiets pour le budget 2026. La panne ou la casse pour le Parlement? Avec Blick à bord!

SUR TV5 MONDE

Sébastien Lecornu mode d'emploi. La stratégie de l'humilité expliquée par Blick.

SUR FRANCE 24

Une sortie de crise pas si visible. Un peu de lumière quand même dans le tunnel pour Blick.

 

Un livre, un débat

 

We Demain, mission optimiste

Je parle d'ordinaire ici des livres qui font débat. Et il y en a un, justement, que je vous recommande. Le politologue Roland Cayrol, chroniqueur émérite de la Ve République et du macronisme, vient de publier «Alerte mondiale, démocratie en danger» (Ed de l'Aube). Rien d'inédit dans cet ouvrage documenté, pédagogique et complet. Mais une synthèse parfaite et convaincante pour une Génération Z tentée d'oublier, dans ses révoltes qui font frémir le monde, des concepts aussi indispensables que l'Etat de droit, le suffrage universel ou le fédéralisme respectueux des différences que s'efforce d'incarner l'Union européenne. Roland Cayrol écrit sur le mode «Nos démocraties expliquées à mes petits enfants». C'est tant mieux. Qui, parmi les «GenZ» qui ont grandi sur une autre planète politique, prendra son clavier pour lui répondre?

La réponse, justement, vient peut être de ce passionnant trimestriel qu'est We Demain. Plutôt que de se lamenter sur l'état du monde (il y a pourtant de quoi), We Demain donne dans son dernier numéro «18 raisons d'espérer». Le magazine explore les solutions, donne la parole à ceux qui font, raconte ce qui change sur tous les terrains. On le sait bien: les journalistes n'aiment guère les bonnes nouvelles. Et bien c'est dommage! Car la lecture de ce magazine pas comme les autres éclaire soudain des pistes et pose des cailloux sur le chemin de l'avenir. La part de candeur «constructive» est assumée. La volonté de positiver est revendiquée. Le goût du bien est affirmé. Le cynisme naturel des «boomers» y est aux abonnés absents. Mission optimisme accomplie. Roland Cayrol peut retrouver, lui aussi des raisons d'espérer.

«18 raisons d'espérer»
We Demain, chaque trimestre en kiosque et sur commande ici.

«Alerte mondiale, démocratie en danger»
Roland Cayrol (Ed. de l'Aube)

 
 

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